Dans mon imaginaire, ici et maintenant

Les tourbillons ont laissé place au calme.  Au déploiement d’un état de paix.  Une vibration est ressentie, signe qu’il y a encore quelqu’un qui vit dans ce corps parfois nommé cage humaine par mon esprit.

Ça va, ça vient au gré de mon intellect que je ne contrôle plus parce que s’est installé un lâcher prise que j’apprivoise avec enthousiasme.  Il est attendu depuis plus d’une lune et un soleil.

J’ouvre le Google Home, une musique jazzy se déploie et à mon grand bonheur, elle apaise ma soif de repos, encore et encore.  Elle me ramène à de beaux moments, seule ou à plusieurs.

J’arrête les questionnements des derniers jours, je respire, ne ressent rien d’autre que mon corps qui avance tranquillement vers je ne sais où et ça semble plutôt bon signe.

Le son du clapotis développé par le chat qui boit de l’eau se laisse entendre.  Rassurant, sécurisant.  Sa clochette sonne au gré des gorgées d’eau.  Il se désaltère.  Je sens la vie qui passe en lui.  Il est aussi apaisé que moi, il boit en toute confiance.

L’autre matou est couché en demi-cercle, il rêve possiblement à un rayon de soleil, une souris, la boule qui avance et qui le nargue, qui sait.  Son sommeil lui appartient, il en est le roi.  Lui aussi semble avoir trouvé un havre de paix.

Moi, je flotte un peu.  Assise là, à regarder autour en quête d’inspiration, je sens comme du bonheur tranquille.  Je  dois passer de nouveau ici, j’inscris cela clairement dans ma mémoire.  Dans le calendrier de ma paix intérieure.

Il n’y a pas si longtemps, trois ou quatre ans peut-être, les mots sortaient si vivement de mon être.  On rouille dans l’absence.  Je reprends mon envol à pas de tortue, à vol d’oisillon.  Renaître à soi est un exploit, un marathon personnel, un objectif d’une importance capitale.

C’est bon de retrouver le clavier mais surtout d’écouter ce qui se passe dans mon intérieur.  Seule avec moi mais en communion avec vous, je me sens dans une drôle de communication silencieuse.  Sans le brouhaha des autres, du quotidien et du stress poignardant, je réussis à sortir quelques phrases, des mots plus ou moins connectés.  Y trouverez-vous un sens, peu importe, moi, ça me libère, le but de l’exercice.

Je rêve de grands espaces, de montagnes, d’air pur, de lointain.  Vouloir atteindre le ciel, se perdre en lui en étant remplie d’espoir pour demain.  C’est un peu ça aussi la vie, espérer refaire le monde ou construire sur du neuf, c’est selon, chacun porte en lui ses espérances.

Je suis bien.  Drôle de sensation parce qu’inhabituel depuis un bon moment.  Je marche sur un fil toute calme en saluant ici et là le paysage qui apparaît dans ma tête.  Sobre et sans artifice aucun, je médite dans la pratique du moment présent.

Amen.

@ Tous droits réservés, pour tous pays

 

One Comment Add yours

  1. Marjolaine Bergeron dit :

    Quelle belle écriture tu as Nathalie ! Tes mots nous font rêver de ce calme que tu découvres de plus en plus. Ô si tu pouvais le vendre ce calme… ! xx Marjo

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