L’ambivalence

Caractère de quelqu’un qui présente ou manifeste des comportements, des goûts contradictoires ou opposés. Tendance à éprouver ou à manifester simultanément deux sentiments opposés à l’égard d’un même objet : amour et haine, joie et tristesse, etc.

Source : larousse.fr

Amour et haine, joie et tristesse…  pourquoi est-on ambivalent et comment peut-on se défaire de ce comportement ? … Jasons un peu.

Dans mon livre à moi, être ambivalent c’est ne pas être capable de prendre une décision, de choisir.  Épuisant d’ailleurs cette attitude quand ça nous attrape.  On se sent déchiré, ça tiraille en-dedans.  On fige même parfois, on voudrait arrêter le temps.

Il y a des situations moins pénibles que d’autres bien sûr.  Choisir entre une activité ou une autre ne rend pas ambivalent bien longtemps.  Je vais au cinéma ou je vais voir une amie.  Mais ne pas savoir si on va aller vivre avec quelqu’un plutôt que vivre seule, ou encore faire le choix d’avoir un enfant plutôt que de déménager à Tombouctou au Mali en plein désert, ça apporte pas mal plus de questionnement.  A moins bien sûr d’être insoucient, et ça, ce n’est pas du tout synonyme de l’ambivalence.

Moi, en général, je vis mal les sentiments reliés à l’ambivalence.  Elle me fige.  J’ai envie de me rouler en boule quand elle passe.  J’ai le cerveau qui devient mollasson.  Je suis une personne d’action, alors quand madame l’ambiguité passe, j’en ai pour des heures à regarder le mur en silence comme un écrivain sa page blanche.  Y a rien qui sort, c’est le vide, le néant.  Pas du tout amusant comme sensation.

En fait, on peut dire que l’ambivalence est la cousine de l’incertitude.  Quand on est dedans, c’est qu’on est vraiment pas certain ni d’un côté ni de l’autre, on arrive pas à trancher, alors on doute, on questionne, on re-questionne, pour finalement faire du sur place.  Quelle poisse.  Je vous dis, c’est pas génial de vivoter comme ça.

C’est certain que d’un point de vue optimiste, on peut dire que d’avoir deux choix, c’est mieux que pas du tout.  Choisir c’est tout de même mieux que subir.  Mais quand même, y a des moments où devoir choisir, c’est vraiment pénible.  Parlez-en à celles ou ceux qui tombent en amour avec deux personnes à la fois.  Pas évident quand on aime de devoir dire adieu.  Certains ne le font pas, mais ça c’est une autre histoire qui n’a rien à voir avec l’ambivalence…

Moi, j’ai besoin que les choses soient claires.  Quand je suis dans le brouillard, il faut que je solutionne.  Je suis comme ça.  Je me sens tout de travers et pas dans la bonne position si je ne réagis pas.  Puis il y a le fait de pouvoir faire des erreurs, ça, c’est possiblement une des raisons principales qui amène à vivre de l’ambivalence.

Si je vais de ce côté plutôt que celui-ci, vais-je me tromper ?  Vais-je le regretter ?  Parce que le regret, pas tellement plus sweet à vivre n’est-ce pas …  c’est ça qu’on appelle une conséquence ?  Parce qu’un coup qu’on est convaincu de l’option A, on ne peut pas toujours revenir à l’option B, dépendamment de l’importance du choix en question.

Et quand on tombe dans l’analyse… c’est le bout du malaise.  Parce que dans tous les choix qui s’imposent, c’est évident qu’il y a du bon et du mauvais.  Des zones grises qui vous amènent droit dans le brouillard.

N’empêche que parfois, ça peut aussi faire notre affaire de ne pas pouvoir – ou vouloir – assumer ses choix.  On fait perdurer le plaisir, on se repose un brin, avant de foncer dans le choix qui va tout remettre en question.  On se fait attendre, on arrête un peu le temps au fond .. Bref, l’inaction n’est pas synonyme de l’effort, la procrastination encore moins.

Et vous, quel est votre façon de vous sortir de l’ambivalence ?  Quand vous hésitez entre deux éléments, deux actions, que faites-vous pour ne pas figer ou regarder la page blanche ?

Hâte de vous lire.

Anathyna

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – TOUS LES PAYS – Nathalie Arseneault

 

 

 

 

2 Comments Add yours

  1. dandanjean dit :

    Très intéressant. Que faire devant la prise de conscience des possibles, des opportunités (cette forme d’espoir parfois trompeur). Cela dépend, parfois j’aime franchir l’inconnu et assumer, et d’autres fois, j’attend le signe.

    J’aime

    1. natars1966 dit :

      Tellement vrai … les opportunités peuvent s’avérer rapidement des fausses pistes après que l’émerveillement du moment est passé. Le signe, lui, requiert la patience, de ne pas se laisser émerveiller par l’opportune qui tente de tisser sa toile… Merci pour ce partage. Voir l’autre côté de la médaille, ne pas se laisser éblouir, un défi pour l’Etre quand le Paraître passe …

      Aimé par 1 personne

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