Etes-vous de nature insécure ou plutôt confiante ?

Cette semaine le sujet de l’insécurité m’est passé par la tête.  J’ai actuellement quatre amis qui sont sans travail.  Quatre professionnels hyper compétents dont, pour la plupart, la perte d’emploi fût non préparée, non planifiée.  Cela m’a amené à me questionner sur l’insécurité que toutes ces personnes proches de moi peuvent vivre.

La majorité d’entre elles ne me parlent pas continuellement de leur manque à gagner, de leur crainte, par exemple, de ne pas trouver du travail.  Ce sont dans les quatre cas, des personnes confiantes en elles-mêmes et en la vie.  Je trouve ça admirable.  Elles me disent plutôt sentir un vide dans leur vie du fait que leurs relations sociales sont au point mort ou à peu près.  Le travail en représente, c’est vrai, une bonne majorité.

Je côtoie plein de connaissances tout au long de l’année, des personnes  qui se plaignent à la moindre petite peur.  Vous les aurez reconnus, ce sont les peureux chroniques.  Ceux qui s’inquiètent de tout et bougent très peu pour se sortir de leur merdouille comme on dit chez-moi.  Ils sont là, à se plaindre que la vie est donc bien difficile, alors qu’ils ont pour la plupart une maison, une voiture de l’année, des enfants en santé et du travail plein leurs lendemains.  Ils se complaisent dans leur insécurité à trois sous.

Je connais aussi des gens très angoissés de perdre leur travail même si nous sommes, semble-t-il, dans un plein emploi au Québec.  Du moins, si l’on se fie aux journaux et chroniqueurs populaires.  Autre réflexion intéressante, qu’est-ce qui fait que lorsque l’on est en emploi permanent et que le chômage est au plus bas, qu’on a tout de même des angoisses de songer à perdre le sien ?  A moins que vous n’ayez autour de vous, comme moi actuellement, un tas de personnes qualifiées au chômage – ça aide à devenir parano – qu’est-ce qui vous fait peur ?

Serait-ce que le travail mène nos vies ?  Bien évidemment, c’est important un emploi.  Au-delà de payer les factures, ça permet de se gâter, de faire des projets de vacances, d’investir ici et là, de consommer quoi.

Est-ce possible que dans cette ère de changement dans laquelle nous sommes plongés, caractérisée par beaucoup de rapidité en tout, que cela fasse en sorte que nous ayons inconsciemment à l’esprit que tout peut bouger rapidement, que plus rien n’est solide ou durable ?  Ou plutôt parce que l’on accorde une trop grande valeur au fait d’avoir un statut de salarié.  Est-ce que la valorisation passe hautement par le travail ?  Réflexion.

Il y a bien sûr aussi des contextes de travail qui peuvent créer un sentiment d’insécurité : quand les attentes ne sont pas claires, que les résultats à atteindre sont flous, où on voit des gens frustrés, inquiets, mal enlignés.  Rien pour te sentir sécure et motivé ce genre de boulot où les travailleurs longent presque les murs tellement ils ne veulent pas faire de vague, histoire qu’on ne les foutte pas dehors.

Ces travailleurs, souvent, frôlent le burn-out à trop vouloir demeurer dans un emploi qui n’est pas en adéquation avec leurs valeurs profondes.  Ils préfèrent demeurer dans leurs pantoufles inconfortables plutôt que de prendre le risque de partir ailleurs.  Le voyage risque d’être long…  payant, soit, le portefeuille en profite, mais la tête, elle, ….

Vous croyez que ça n’existe pas de nos jours dans ce monde que l’on croit souvent rempli d’éthique et de liberté d’action ?  J’ai un sourire un peu cynique ici .. considérant que les conventions sociales sont de moins en moins respectées, tout particulièrement dans certains milieux de travail.  Voilà le mauvais côté d’avoir 51 ans, on devient moins idéaliste.

J’aimerais vous entendre sur le sujet.  Reconnaissez-vous des gens dans les énoncés ci-haut ou peut-être bien est-ce vous même qui vivez ce genre de situation ?  Que faites-vous pour demeurer confiant, serein, en harmonie avec vous-même dans un telle situation ?

Hâte de vous lire.

Anathyna

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – TOUS LES PAYS – Nathalie Arseneault

 

 

 

 

 

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