Juste comme ça…

Comment pourrais-je t’expliquer cette sensation de réconfort quand lorsque je rentre à la maison, toute éreintée par une longue journée de travail, je te retrouve là, du haut des marches de l’escalier, à me regarder avec tes yeux de biche et tes supplications de Sainte-Martyr.

Cette sensation de retour au nid, je la vis souvent comme si c’était la première fois de toute une vie.  Je ne suis au fond qu’un petit oisillon qui se transforme le jour en grand pigeon voyageur pour redevenir un petit oiselet le soir venu.  C’est à ce moment précis, que je comprends (et tu me fais le coup chaque fois) quelle est l’importance pour moi d’avoir un cocon, peut importe qu’il soit un grand palais ou la plus petite paillasse.

Pas aussitôt arrivée en haut du palier, que tu te mets à jaser avec moi … enfin, à ta façon, dans ton jargon, qui pour moi, se résume à écouter tes envies.  Mais je comprends rapidement que tu as passé la journée seule et que tu es en manque de moi.  Après tout, tu n’es qu’une dépendante affective.  enfin, c’est ce que tu veux bien me laisser croire. Et j’embarque bien sûr immédiatement dans ta danse.  Quelle juvénile suis-je donc!  Est-ce que je t’aime un peu trop ?

Car sous tes airs de gentille fille, tu n’as qu’un focus, je le sais bien, et c’est loin d’être uniquement que de vouloir me roucouler dans les bras, mais bien plus, que je te serve ton petit plaisir sur le tapis, là, sans préliminaire.  Tu es vraiment une incontrôlable, mais … je t’aime comme ça.  Et les voilà ces bonbons félins qui tombent, un à un, devant toi, à tes pieds.  Que je suis serviable et ce que tu es épicurienne.

Je me retourne pour ranger mon veston dans le placard et pas aussitôt revenue dans ton angle de vue, que je te vois plonger tête première dans les sacs à provisions, tu sais là, comme un joueur de la chasse aux trésors ?  Cric, crac, les sacs n’ont qu’à bien se tenir, me dis-je, en m’amusant un peu de ta curiosité de chatte affamée.

Ta petite escapade terminée, nous voilà enfin réunies pour le câlin de la journée.  Je m’élance, je t’attrape, te roule sur le dos et hop, je me paie un peu de bon temps à tes dépens.  Tu sens si bon, tu es si douce, je te chatouille le bedon, et bien malgré moi, je retourne à mes sacs dont le contenu doit maintenant être placé dans les armoires.

Et toi, comme une belle grande féline que tu es, tu repars dans ton espace de stationnement, me regardant attentivement, à la recherche du moindre geste qui te permettra de récolter à nouveau des gâteries félines.  Je ne sais pas ce qu’il mette là-dedans, mais depuis que tu en as mangé pour la toute première fois, ton appétit ne s’assouvit plus jamais.  Quelle gourmande tu es, va !

A toi, ma belle amie, ma douce compagne de vie, je te dis ne change pas, attends-moi encore soir après soir, reste là, tu es une belle lumière dans une journée, le retour au calme, de la joie, du bonheur.

Merci d’être là mon bon chat.

COPYRIGHT – DROIT D’AUTEUR 2017 – TOUS LES PAYS – Nathalie Arseneault

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  1. Tristesse dit :

    Quel beau texte ! Je suis heureuse que tu reprennes la  »plume » depuis quelque temps. Dans ce texte-ci je retrouve ma belle Calorie. Toi et moi sommes privilégiées d’avoir de si belles félines dans notre maison – je pourrais ajouter – dans LEUR maison. Marjo xx

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