Libre d’aimer, de vivre et de rêver

J’ai terminé le roman que j’avais entamé dans ma dernière semaine de vacances : Freedom de Jonathan Franzen.  J’en suis demeuré avec un sentiment de conscience, oui, c’est le mot qui me vient quand je pense à cette histoire.  La conscience comme dans âme, coeur, souffle… Il y a beaucoup de mots en fait pour décrire l’esprit profond de cette histoire.

Les premières 100 pages, qui pour moi sont décisives si je continue ou non de lire un roman, m’ont accrochée parce que le tout était plutôt profond dans le dialogue, le sentiment, mais également dans le détail des personnages ambiants.  On débute en fait avec la vie de Patty dans son quartier, on fait connaissance de ses relations avec les voisins et les membres de sa famille. En fait tout au long du livre, on nous racone la vie de Patty et celle des gens qu’elle aime le plus, soit son conjoint, Walter, son fils, Joey, sa fille, Jessica et son amant et ami de la famille, Katz.

A eux cinq et avec tous les gens qu’ils côtoient, croyez-moi, vous ne vous ennuyez pas.  Et vous vous reconnaîtrez peut-être dans certaines périodes de leurs vies respectives que ce soit dans leurs études, leurs premiers ébats amoureux, leurs festivités, et j’en passe.  Car on va suivre Patty et Walter et les autres de leur enfance jusqu’à la maturité de leur existence et leur vie est somme toute banale mais remplie de vérités et d’apprentissages qui nous laisse comme dans une envie de continuer de les connaître davantage.

On passe à un certain moment par la carrière artistique de Katz qui va connaître des  hauts et des bas avec la musique.   On peut y voir combien la jeunesse peut se perdre dans les dédalles des bars et des nuits sans fin.  Bien des nanas plus tard, il prendra beaucoup de temps à trouver la paix et surtout la joie de vivre.  Walter, son meilleur ami et coloc d’université a toutefois beaucoup d’admiration pour lui et l’aidera à trouver équilibre entre travail et fête.  Ils demeureront amis plusieurs années durant jusqu’à ce qu’un incident fasse basculer cette amitié.

On entre aussi dans la vie de Walter, le conjoint de Patty, en le suivant dans sa quête écologique.  Il veut sauver les oiseaux dit-il mais on finit par ne plus trop savoir en quoi il croît et ce qu’il a vraiment comme but dans la vie.  Walter est un homme parfait selon Katz.  Mais selon moi qui l’ai examiné à travers ma lecture, il est plutôt sombre à l’intérieur et beaucoup trop calme du dehors.  Les voisines l’adorent, les filles à l’université le fréquentent comme une bonne amie, en fait, il ne dérange jamais jusqu’à ce que …

Et que dire de Joey le fils de Patty et Walter.  Si vous avez un fils en devenir de l’âge adulte vous penserez à lui c’est certain en lisant ce livre.  Joey prend une place importante dans cette histoire.  Garçon trop aimé par sa mère et par sa petite amie, objet d’agacement pour son père, il va chercher longtemps qui il est vraiment et tenter de vivre une existence « hard » dont il n’a pas la carapace.  Il fréquente Connie, la fille de la voisine, avec qui il a, disons-le comme ça, une relation pas comme les autres.

Jessica sa soeur a plus de misère à prendre sa place dans cette famille aux membres à fort caractère.  Elle vit un peu dans l’ombre de son frère et en grandissant aura besoin d’exprimer ses frustrations.  Cas classique…

On termine les derniers 200 pages avec un côté plus grave qui prend la place chez tous les personnages.  On entre davantage dans leur évolution personnelle.  Nos intenses amoureux de la vie vont lâcher leur quête pour se diriger dans un destin différent pour chacun et surtout accepter la responsabilité qui vient avec l’existence humaine.  Car au fond, c’est un peu ça Freedom des personnages en quête d’eux-mêmes qui finissent par trouver la paix et la liberté dans une vie rangée alors qu’au départ on a plutôt l’impression qu’ils la fuient tous un peu.

Et je termine en mentionnant la belle évolution du personnage principale qui joue le rôle de l’autobiographe, Patty.  Elle évolue énormément dans cette histoire.  D’une enfant un peu gâtée par ses parents, à la carrière sportive qui s’achève trop rapidement, elle donne tout à sa famille avant de se retrouver bien seule un jour dans la maison qu’elle n’avait pas quitté depuis des lunes.  Je ne vous raconte pas son histoire, allez la découvrir, elle est attachante et d’une ténacité inspirante à la fin du roman.

Rien de percutant, juste la vraie vie.  Un roman que j’ai beaucoup aimé pour la force des dialogues et l’honnêteté des personnages.

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4 Comments Add yours

  1. nuage1962 dit :

    moi c’est au bout de quelque pages qui fait que je continu ou non, je n’aime pas ceux qui t’oblige a prendre la place du personnage principale en narrant avec le Je ..je fais ceci ou cela .. j’aime prendre position dans tous les personnages

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    1. natars1966 dit :

      Je patiente 100 pages, c’est comme une règle que je me donne. A moins bien sûr que ce soit définitivement mauvais. Je fais la même chose avec une série, j’attends trois épisodes avant de lâcher prise. Parfois, ça prend un peu de temps aux personnages et au contexte pour se placer et par la suite, si on est persévérant, on peut être dans quelque chose de vraiment bon.

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  2. Néa dit :

    j’aime te lire parce que tu parles avec ton coeur.. et tes écrits au sujet de ce livre tombent bien à propos avec les événements qui viennent de se produire… expression, liberté, et ce qui relie les gens..

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    1. natars1966 dit :

      Merci Néa. C’est vrai que j’écris davantage avec mon coeur que ma tête sur ce blog. J’aime partager des opinions et des idées et je tiens à ce qu’elles viennent de moi et non qu’elles soient surfaites :o)

      Les événements actuels sont tellement inhumains ou du moins nous montrent la partie la moins belle de l’être humain. Y-a-t-il trop de tolérance ou pas assez ? Voilà moi la question que m’apporte à réfléchir ces tragiques événements…

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