Et si Paris n’était qu’un cliché en 3D ?

An 2300.  A la suite d’une catastrophe technologique, la vie sur Terre est devenue impossible. »

Voilà comment on entre en scène dans cette science-fiction tout droite sortie de la tête d’Alastair Reynolds, un auteur qui à l’âge de huit ans était déjà fasciné par la science-fiction.  Ce jeune garçon devient amoureux des étoiles, du système solaire et de tout ce qui l’entoure.  Et que dire des Sentinelles de l’air qui nourriront son imaginaire pendant quelques années.

Même si parfois, on voudrait tout larguer parce que trop rempli de « techniquement pas mon genre », les idées mises en relief par l’auteur de ce livre ont le culot d’être tout à fait originales… vraiment, du jamais lu dans mon cas.  Je ne suis pas une fana des romans de ce genre, je l’avoue sans grande prétention.  Mais j’aime être étonnée et pour ce faire, je me dois de lire autre chose qu’un livre sur le même thème.  Et malgré que je me suis perdue parfois dans les cascades de détails de ce bouquin, j’ai trouvé somme toute qu’il était bien écrit et qu’il a fallu bien de la recherche pour arriver à présenter pareil contexte.

J’aime me laisser emporter dans des mondes étranges ou du moins intrigants  qui  réussissent à accrocher ma curiosité au point de vouloir continuer encore et encore à lire malgré l’heure du lunch, malgré le sommeil et autres obligations.  Reynolds réussit ce pari.  J’étais parfois déstabilisée dans ce livre, et mon imaginaire a eu par moments du mal à modéliser des images tellement on sort des sentiers battus.  Alors ici c’est mon coup de cœur : on est dans la créativité pas dans la tendance du petit livre BCBG.

Les premières pages nous font faire connaissance avec Floyd qui sera le personnage central.  On se questionne dès le début sur le monde dans lequel il vit.  Tout semble sous le pouvoir de certains policiers qui font la vie dure à ceux qui s’approchent d’eux de trop près.  Floyd est enquêteur et musicien pour boucler ses fins de mois.  Il travaille avec son ami Custine avec qui il entretient une sacrée bonne relation.  Des bons potes.  Appelés tous les deux sur une scène de crime, ils vont débuter une enquête qui va amener Floyd bien plus loin que son imagination ne pourrait l’avoir jamais conçu.  Détail important, Floyd et Custine vivent en 1959 et non en 2300 … l’intrigue débute dès lors …  Pourquoi la jaquette arrière du livre nous met en contexte de l’année 2300 ?

Une poursuite dans un tunnel de métro fait voir à Floyd qu’il y a des enfants étranges qui vivent dans Paris, sa ville, son monde… Mais qui est dans le monde de qui ?  Est-ce que Floyd vit dans un vrai monde ?  Sur une vraie planète… À cette étape-ci on ne se pose pas encore trop profondément la question…  Mais nous devenons de plus en plus intéressés de le savoir.

Et c’est un peu plus loin qu’entre en scène Auger, qui elle, vit en l’an 2300.  Ici, vous sortez de votre zone de confort, complètement.  Si avec Floyd on se promène dans un Paris que l’on aime, dans le monde d’Auger, on apprend ce que pourrait être la vie dans 287 ans.  On tente de comprendre la guerre de civilisations qui s’opère entre les clans… et pas de surprise, c’est comme chez-nous, il y a des bons et des méchants… bien oui, nous n’en sortons jamais, c’est l’histoire qui recommence mais en-dehors de notre planète.

A l’époque d’Auger, le téléphone est une antiquité, certains n’ont jamais vu, senti ni entendu une goutte de pluie tomber du ciel, non, ils vivent à une époque ou on peut faire envahir son esprit ou sa chair par des machines macroscopiques … plus besoin d’échanger par la voix, on va chercher l’information directement dans la tête de l’autre.  Auger va se rendre à Paris, sur T2, c’est comme ça qu’elle appelle notre planète… et ça nous prendra un certain temps avant de connaitre la signification du deux… Elle va se faire passer pour la sœur d’une touriste qui a été tuée à Paris afin d’aller récupérer des informations sur la scène du crime ou enquête … Floyd.  Et voilà nos deux personnages principaux enfin réunis.

Et là, une course folle débute pour ces deux fonceurs qui sont tout sauf faibles et sans volonté… wow … on se croirait dans un film, carrément.  Quelle aventure périlleuse.  Du danger et des situations de mise en péril il y en a à la tonne.  Si vous aimez vous énerver un peu, vous serez servis.  Des dents cassés, des bras disloqués, des robots réparateurs de blessure… il y a de tout dans ces mondes ou Reynolds nous transporte.  Mais toujours, l’on conserve les pieds bien ancrés dans nos deux personnages qui sont tous les deux humains dans leur genre propre.  On s’attache à Floyd, Auger parfois fait sa fille, bref, à travers cette chevauchée des temps modernes, on apprécie de retrouver le comportement de notre humanité à nous, la seule que l’on connaisse, à défaut de n’avoir jamais vécu en 2300.

Je ne vous raconte pas la finale, je vous passe les 200 autres pages pour vous donner le goût de vous procurer ce livre à la bibliothèque ou dans une librairie du livre usagé… peut importe… Si vous avez le goût de sortir des sentier battus, de vous laisser transporter dans une course contre le ciel et surtout de découvrir pourquoi Paris tout à coup se compare à un cliché en 3D (ici j’ai adoré l’orientation de l’auteur) vous serez surpris, et fort possiblement, tout comme moi, découvrirez un auteur pas comme les autres.

Ana … qui chevauche vers un autre monde, un autre livre…

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