La complicité de l’amour … qu’en pensez-vous ?

Tiré de http://www.notrecinema.com/communaute/v1_detail_film.php3?lefilm=33866

« Elle aimait ce mari volage, ce bel homme, cet appui discret dont elle se mit à ressentir la cruelle absence ».     __ Hortanse Dufour dans Marie-Antoinette, la mal-aimée

Ma phrase clé aujourd’hui.  L’appui de l’amoureux ou de l’amoureuse dans la relation.  Peut-on s’attacher à quelqu’un qui ne s’intègre pas dans la relation mais tout de même se sentir bien ? Pas facile comme sujet que celui-là car il faut avoir l’audace ou le courage, c’est selon, de dévoiler que l’on se sent seule dans sa relation de couple, mais en même temps, heureuse d’une certaine façon…

Quand débute la relation amoureuse, nous ne sommes jamais seul.  On vit la fameuse « limerence », la passion qui va jusqu’à étouffer notre vie car plus rien d’autre n’existe que l’être que l’on vient de rencontrer, et chaque heure, chaque minute, sont consacrées à la naissance de cette relation.  Cette passion va souder ou dénouer les ficelles entre deux êtres qui jusque là, avaient une vie unique, solitaire.  Et si l’on va plus loin, c’est la relation dite durable qui débute avec ses hauts et ses bas.

Vient un moment où on va ressentir, dans deux mois ou dans deux ans, aucune relation n’étant identique dans sa période de « limerence », le besoin vital de se retrouver dans ses affaires, de retrouver un peu de cette liberté.  De retrouver son authenticité et d’être aimé comme tel.  Ainsi va le développement des relations que l’on dit « saines » car elles permettent à chacun des amoureux de demeurer soi-même et en même temps d’aimer et d’être aimé par quelqu’un d’autre sans pour autant tout chambouler sa vie, ses habitudes, ses passions.  Mais comment conserver l’équilibre et donner autant à soi-même qu’à notre relation amoureuse ?  Il s’agit là d’un grand défi pour les couples vieillissant.

Dans le cas qui nous occupe, Marie-Antoinette, elle, a souffert de l’absence de son bien-aimée qui n’avait d’yeux pour elle.  Ni pour personne toutefois.  Il était volage mais pas par trahison amoureuse, mais davantage, par le fait qu’il avait peur de cette jeune femme nouvellement arrivée dans sa vie.  Il faut bien sûr se reporter en des années bien lointaines, dans une France encore sous le joug de la royauté et de ses us et coutumes.

Bien sûr, à Versailles, nul ne s’y trouvait vraiment seul.  La cour était très en vogue et toujours remplie de beaux et vifs sujets venus des quatre coins du pays tenter leur chance dans le prestigieux monde de l’establishment royal… La monarchie a englouti bien des petites victimes, princesses de ceci ou de cela, données littéralement en cadeaux, offertes sur un plateau, pour sauver tel ou tel dossier de guerre, de paix ou on ne sait trop quoi à régler, bien sûr, au nom du peuple…

Quelle chance avons-nous aujourd’hui de pouvoir choisir amoureux, époux, mariage ou non, sexe de l’être aimé, bref, en toute liberté nous organisons notre vie sans nous soucier de la lignée familiale, des problèmes du pays ou des coutumes de société.  Nous avons aujourd’hui toute liberté d’action et pouvons nous faire respecter en tout …ou presque.  Vivement devrions-nous remercier tous ces révolutionnaires qui ont de leur vie permis de nous délivrer de ces époques austères à la liberté d’action… mais ne nous éloignons pas du sujet…

La complicité de l’amour… n’est pas uniquement que dans le romantisme de deux paires d’yeux qui se croisent, mais autant dans les mariages d’arrangement, le vieillissement d’une relation et dans l’union de deux personnes voulant grandir et bâtir quelque chose ensemble, peut importe le but.  C’est un travail de chaque jour, qui si on ne s’en occupe, peut faire mourir une relation aussi rapidement et aussi intensément qu’elle est née.

Même après des années de galères, d’infidélités et de trahisons, certains couples demeurent debout.  Pourquoi ?  Il y a là matière à réflexion.  Quand la complicité du sexe, du romantisme, de la découverte de l’autre s’envolent, que reste-t-il au-delà de la cohabitation ?  Comme le dit la chanson : « Que reste-t-il de nos amours » ?  Une famille, des enfants auxquels l’on est attaché ?    Une routine à laquelle on tient ?  Pourquoi s’accroche-t-on autant à la passion du début ?  Car c’est souvent elle qui fait que le mari ou la femme veulent retrouver un frétillement, le fameux démon du midi qui apparaît.  Combien de fois entend-t-on dire « Je l’aime, je ne la quitterais pas, je veux juste m’amuser, vivre’ … ?

Pas facile n’est-ce pas comme sujet, et vous, vous en pensez quoi ?  Racontez-moi votre histoire de complicité amoureuse si vous en avez une… comment avez-vous réussi à faire en sorte de conserver durablement votre relation amoureuse au-delà de tout ce qui aurait pu vous tenter d’en sortir ? …

Ana curieusement vôtre…

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