Été 1545 …

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… les Anglais se retrouvent devant les troupes françaises, fatigués et faibles.  Matthew Shardlake quant à lui, est en pleine mission… confiée par la reine.  Le roi ne doit pas savoir.  Il s’agit d’une enquête secrète.

Shardlake part à la conquête et va tout faire ce qu’il lui est possible pour protéger un certain jeune Hugh Curteys au prise avec les vices d’une famille désargentée qui dit ne vouloir que son bonheur…

Quel livre, quelle histoire … Il y a tellement de faits racontant la guerre, la vie des soldats, la vieille Angleterre.  A un moment ou à un autre, on ne sait plus trop si on nage dans le roman ou dans un récit historique.

Tout commence avec des “oui-dires”, on croit que le jeune Hugh Curteys est maltraité par la famille qui l’a pris en tutelle.  C’est Michael Calfhill, ancien tuteur du jeune garçon, qui a allégué le tout avant de s’enlever la vie.  Sa mère, qui crie vengeance, veut que l’on apprenne la vérité.  Son fils ne s’est pas suicidé en vain.

Ancienne servante de la reine, la mère de Michael réussira à convaincre la souveraine d’envoyer un homme juridique de confiance à la recherche de la vérité.  Après tout, Calfhill qui a déposé une pétition d’information auprès de la Cour des tutelles n’a-t-il pas dénoncé de monstrueuses atrocités qu’aurait subi le jeune Hugh.

Shardlake va en galoper un coup à travers l’Angleterre pour reconstituer la vérité en compagnie de son assistant Jack que l’on apprend à connaitre à travers la chevauchée.  Un roman qui nous fait d’ailleurs bien ressentir la vie de cette époque, la fatigue de la route, combien d’effort il fallait pour parcourir ce qu’aujourd’hui il nous prendrait si peu de temps à atteindre en voiture.  J’ai souvent vécu l’émotion du voyageur dans ce livre, la solitude, la peur, le danger.

On y découvre aussi le courage de plusieurs hommes, soldats, lieutenants… L’amour du chef pour ses hommes, la misère de la guerre, la famine… Aussi, la surintendance des terres, la corruption des tutelles, bien des sujets dans un seul livre.  Au point où le quitter un jour, il me fallait relire quelques pages pour me retrouver dans autant de personnages et de faits.

Et que dire de la famille Fettiplace sans ne point trop s’épancher sur le sujet.  Car Shardlake ne chôme pas, ce n’est pas une, mais deux enquêtes qu’il mènera de front… jusqu’à ce qu’il découvre ce qui s’est vraiment passé dans la fonderie de Rolfswood… Mystère.

Ce sont les Hobbey qui auront le plus de secrets toutefois.  Et quel surprise quand on apprend la vérité de cette famille hors du commun.

Le Mary Rose presqu’à la toute fin du roman, m’a donné le goût d’en apprendre davantage sur les grands bateaux de guerre qui ont coulé … La vie sur ces navires de guerre royaux était difficile, mais tout à la fois, dynamique et unique.

Finalement, ce sont les femmes que j’ai plaintes tout au long de cette lecture.  Combien elles étaient sans défense, considérées comme minoritaires en tout.  Que Dieu garde mon âme loin de cette époque !  Quelle injustice.  Une femme ne pouvait même pas songer être capable d’aller aux études… car disait-elle,  elle n’avait pas la capacité de l’homme pour apprendre… cela vous en dit long sur le traitement qu’on leur servait.

Bref, un roman riche en faits, bien écrit, où on se laisse aller à naviguer dans une autre époque, en d’autres temps.

Je vous recommande cette lecture si tout comme moi vous aimez découvrir ce qui s’est passé avant vous.

 

Ana qui repart dans un livre en pleine Angleterre…

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