Souvenirs d’enfant …

Comtesse_de_Ségur

Image source : Wikipédia

Aujourd’hui, une partie de ma journée a été réservée à la lecture.  Je viens de terminer une biographie sur la vie de Sophie Rostopchine, la Comtesse de Ségur.   J’ai beaucoup aimé partir à la découverte de cette biographie d’Hortense Dufour.

Si vous êtes comme moi, cette auteure a fait partie des livres que vous avez lus dans votre enfance.  Plusieurs se souviendront des romans de Mme de Ségur qui nous faisaient nous émouvoir ou frémir au rythme des pages qui avançaient : Les petites filles modèles, Pauvre Blaise, Les deux nigauds, pour ne nommer que ceux-là.  Souvent moralisateurs, ont pouvait jeter une larme contre l’opprimé ou encore être en colère contre des parents injustes et méchants.  Tout tournant bien souvent autour de l’enfance, source d’inspiration intarissable de cette auteure du 19ième siècle.


La Comtesse a passé son enfance en Russie pour ensuite suivre sa famille qui est allée s’établir en France.  Son père, Fédor, lui était très attaché au contraire de sa mère Catherine qui était un peu timbrée et très férue de religion catholique.  Cette dernière était très injuste avec Sophie, la trouvant trop turbulente.  La jeune enfant vécut donc une enfance plutôt malheureuse ce qui transpirera plus tard dans ses histoires telles Les malheurs de Sophie.

C’est en France qu’elle connut son amoureux, Eugène de Ségur, qui deviendra son époux en 1819.  De cette union sont nés huit enfants qui furent véritablement la raison de vivre de la Comtesse.   Délaissée par son époux parce que Mme de Ségur aimait vivre à la campagne plutôt qu’à Paris, elle aura une vie de couple somme toute plutôt solitaire mais pas malheureuse, ne manquant de rien, son père lui ayant offert une magnifique résidence, elle profitera pleinement de sa vie familiale entourée d’amour dans le confort de son cocon au cœur de la nature.

Ce n’est que beaucoup plus tard au cours de sa vie qu’elle se mettra à l’écriture soit vers la cinquantaine.  Elle a toutefois écrit maints romans et a eu une carrière que l’on peut qualifier de prolifique au niveau de l’écriture avec pas moins d’une vingtaine de livres publiés en 15 ans.  Elle ne deviendra toutefois pas riche : son premier contrat ne lui ayant permis de récolter qu’un maigre 1000 francs !  Suite à son veuvage, elle dû être économe à la fin de sa vie et vendre son domaine à la campagne qu’elle chérissait tant afin de pouvoir subvenir à ses besoins.

Femme de cœur plus que de tête, ayant toujours la porte ouverte pour les malheureux, toujours présente pour les membres de sa famille à qui elle laissera maintes valeurs humaines, cette femme me laisse l’image d’une femme d’exception.

Ana partie à la découverte …

2 Comments Add yours

  1. lilianebou dit :

    Tu écris très bien Nathalie, j’adore te lire.

    Bisous Liliane

    J’aime

    1. natars1966 dit :

      Merci Liliane, bienvenue chez-moi :o) !!

      J’aime

Vos idées m'intéressent ! Laissez-moi un message :o)

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s